Les hommes détestent y penser et ils ont horreur d’en parler… de quel organe s’agit-il ?

Vous avez probablement deviné la réponse – – cet organe, c’est la prostate.

Aucun homme ne veut y penser. Ni en parler. Pourtant, 9 hommes sur 10 sont confrontés à un problème de prostate un jour ou l’autre. [1

Cette statistique est terrible alors même qu’elle ne dit rien du calvaire enduré par tous ces hommes.

Les réveils nocturnes qui les épuisent. Les traitements chimiques qui féminisent leurs hormones. Les risques d’impuissance et d’incontinence en cas d’ablation de la prostate. Et il y a encore bien d’autres soucis et complications qui leur plombent la vie lorsque leur prostate ne fonctionne plus correctement.

La menace est réelle. Les solutions aussi. Car les scientifiques en sont aujourd’hui convaincus : des petites merveilles de la Nature peuvent faire de grandes différences pour la santé de la prostate.  

Par exemple :

  • Saviez-vous qu’une semence produite par les étamines de fleurs diminue le gonflement de la prostate ?
  • Qu’il existe une écorce africaine capable de réduire de 32% les réveils nocturnes en moins de 2 mois ?
  • Ou qu’une substance extraite des graines de plantes peut réduire le prostatisme en seulement 3 mois et pour 88% des hommes qui l’essayent ?

Si vous avez répondu non… non… et non à ces questions, ce n’est pas de votre faute bien évidemment ! Vous auriez sans doute aimé que votre médecin ou les grands médias vous en informent.

Mais puisqu’ils n’en parlent que très rarement voire pas du tout, permettez-moi de vous en dire plus dans cette lettre que je vous écris aujourd’hui.

Il existe de nombreux actifs intéressants et je vais vous présenter les 4 alliés naturels de la prostate pour lesquels les preuves scientifiques sont les plus solides.

Allié n°1 : « L’arbre médecin du vieil homme »

Le prunier d’Afrique (pygeum) est un arbre dont le tronc est grand et puissant.

Les populations locales utilisent son écorce depuis des millénaires pour soulager les problèmes urinaires des hommes, ce qu’ils appellent « la maladie du vieil homme »

Récemment, les études scientifiques ont prouvé que cet usage traditionnel n’était pas fondé uniquement sur des croyances locales, bien au contraire.

Les chercheurs ont en effet constaté que le pygeum agit comme décongestionnant. Il aide la vessie à se contracter au moment où l’on a besoin d’uriner. Et lorsque votre vessie se contracte mieux, votre flux urinaire redevient plus régulier et plus fort.  

Ces effets sur la vessie permettent d’obtenir des résultats spectaculaires et documentés scientifiquement : au cours d’une étude, 85 hommes âgés de 50 à 75 ans et souffrant de problèmes de prostate ont pris un complément alimentaire de pygeum. La fréquence de leurs réveils nocturnes a diminué de 32% en moyenne. Plus intéressant encore, ces résultats ont été obtenus après SEULEMENT deux mois de traitement ! [2

En agissant sur la vessie, le pygeum effectue un travail important pour améliorer la fonction urinaire. Mais ce n’est que le début. Il est possible de faire encore mieux en complétant l’action du pygeum avec celle d’une autre substance naturelle qui agit directement au niveau de la prostate.

Pour cela, nous quittons l’Afrique et nous traversons l’océan Atlantique pour atterrir sur le continent américain. 

Allié n°2 : cette baie naturelle serait aussi efficace que les médicaments contre le prostatisme

Les baies de sabal sont utilisées par les Amérindiens depuis 12’000 ans pour traiter les problèmes urinaires de l’homme.

Les baies de sabal sont également connues sous les noms de baies de saw palmetto, du palmier nain ou du palmier de Floride. Toutes ces appellations se réfèrent à la même plante.

La science a mis en évidence les propriétés anti-inflammatoires des baies de sabal et leur effet inhibiteur sur l’enzyme 5-alpha-réductase qui est en grande partie responsable de l’augmentation du volume de la prostate. [3 

Cette propriété unique des baies de sabal leur permettent de donner des résultats assez exceptionnels : en 2010, une étude a montré qu’elles seraient aussi efficaces que certains médicaments prescrits contre l’hypertrophie bénigne de la prostate comme le finastéride ou le tamsulosine (alpha-bloquant). [4

L’autre avantage est que les baies du saw palmetto réalisent cet exploit en vous évitant les graves effets secondaires liés aux médicaments chimiques prescrits contre les troubles de la prostate (baisse de libido, féminisation du corps à cause de déséquilibres hormonaux). [5

Allié n°3 : cette semence diminue la fréquence des réveils nocturnes

Le pollen est la semence mâle produite par les étamines des fleurs.

En limitant le phénomène inflammatoire, le pollen diminuerait le gonflement de la prostate et faciliterait le passage de l’urine dans l’urètre.  

Le pollen a fait l’objet d’études internationales portant sur des centaines de participants qui ont souligné l’amélioration de leurs symptômes urinaires et sexuels. Ils ont ressenti moins de douleurs et de gênes urinaires. Leurs mictions nocturnes étaient moins fréquentes. Ils parvenaient également à mieux vider leur vessie. [6

Aux Etats-Unis, le pollen est l’une des solutions naturelles les plus populaires pour soulager les problèmes de prostate.

En Europe, le pollen est encore peu utilisé alors même qu’il est parfaitement autorisé. C’est donc probablement un bon choix pour vous si vous avez essayé d’autres actifs naturels sans obtenir de résultats probants.

Allié n°4 : le bêta-sitostérol améliore les symptômes urinaires de 353%

Le β-sitostérol (bêta-sitostérol) se retrouve principalement dans les graines de plantes, de fruits et de légumes.

Des dizaines d’études cliniques européennes ont prouvé son intérêt contre les problèmes de prostate. Par exemple :

  • Une étude anglaise a montré que 88% des hommes trouvent le bêta-sitostérol efficace après seulement 3 mois d’utilisation ! [7
  • Une étude allemande réalisée sur 200 hommes atteints d’hypertrophie bénigne de la prostate a montré que la prise quotidienne de 60 mg de bêta-sitostérol avait multiplié leur confort urinaire par 3. Ces hommes âgés de 65 ans environ ont retrouvé un jet d’urine plus puissant et parvenaient à mieux vider leur vessie. Ces résultats ont été obtenu après seulement 6 mois de supplémentation. [8
  • Une étude italienne réalisée chez des hommes âgés de 49 à 82 ans a montré des résultats similaires. [9

Précautions d’emploi à respecter

Le pygeum, les baies de sabal, le pollen et le bêta-sitostérol ont démontré leurs bienfaits pour soulager les problèmes de prostate. Ils sont également réputés pour leur innocuité.

Malgré tout, pour en tirer un quelconque bénéfice, vous avez intérêt à choisir une préparation dont les dosages correspondent à ceux utilisés lors d’études de référence comme celles que nous venons de voir ensemble.

Si vous souhaitez commencer par un ingrédient unique, vérifiez bien que l’extrait qui vous est proposé respecte le dosage minimal. Le pygeum doit être dosé au minimum à 100 mg par jour. Pour les baies de sabal (Saw palmetto), demandez un dosage à 300 mg minimum. Pour le pollen, 120 mg. Et pour le bêta-sitostérol, 100 mg minimum par jour.

Dernière recommandation importante : la plupart des études scientifiques montrent des résultats au bout de 3 mois de supplémentation (parfois seulement 2 mois). Les actifs naturels dont je vous ai parlé ici ne sont pas des pilules magiques. Ils participent au rétablissement progressif des équilibres biologiques nécessaires au bon fonctionnement de la prostate. La Nature travaille à son rythme. Soyez patient. Faites-lui confiance. Et donnez-moi de vos nouvelles.

Prenez soin de vous,

Léopold Boileau, Votre correspondant

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Sources

[1] Lancet. 1991 Aug 24;338(8765):469-71. High prevalence of benign prostatic hypertrophy in the community. Garraway WM1, Collins GN, Lee RJ.

[2] https://www.researchgate.net/publication/13498347_Efficacy_and_Acceptability_of_TadenanRPygeum_africanum_Extract_in_the_Treatment_of_Benign_Prostatic_Hyperplasia_BPH_A_Multicentre_Trial_in_Central_Europe

[3Potency of a novel saw palmetto ethanol extract, SPET-085, for inhibition of 5alpha-reductase II. Pais P1.

[4] Debruyne F et al., Comparison of a phytotherapeutic agent (Permixon) with an alpha-blocker (Tamsulosin) in the treatment of benign prostatic hyperplasia: a 1-year randomized international study. Eur Urol. 2002 ; 41(5):497-506; discussion 506-7.

[5https://prostate.net/articles/prostate-supplements-with-saw-palmetto

[6BMC Urol. 2017; 17: 32. The role of flower pollen extract in managing patients affected by chronic prostatitis/chronic pelvic pain syndrome: a comprehensive analysis of all published clinical trials Tommaso Cai,1 Paolo Verze,2 Roberto La Rocca,2 Umberto Anceschi,1 Cosimo De Nunzio,3 andVincenzo Mirone2

uck AC, Cox R, Rees RW, Ebeling L, John A. Treatment of outflow tract obstruction due to benign prostatic hyperplasia with the pollen extract, cernilton. A double-blind, placebo-controlled study. Br J Urol. 1990 Oct;66(4):398-404.

[7British Journal of Urology, v.78 (1996), pp. 325-36

[8Berges RR, Windeler J, Trampisch HJ, Senge T. Randomised, placebo-controlled, double-blind clinical trial of beta-sitosterol in patients with benign prostatic hyperplasia. Beta-sitosterol Study Group. Lancet. 1995;345(8964):1529-1532.  

[9Minerva Urologica e Nefrologica, v.37 (1985), pp. 87-91